e-fianceislamique

Switch to desktop Register Login

Principes

Les cinq piliers de l’islam financier contiennent 3 principes négatifs (-) et 2 principes positifs (+) :

Principe n°1 (-) : pas de “riba” (intérêt, usure)

Le riba est le péché cardinal du droit islamique. La littérature le compare au meurtre, à la fornication et à l’idolâtrie. Sa signification littérale est « accroissement ».  On assimile souvent le riba à la proscription de l’intérêt. En réalité, la notion est beaucoup plus large : le riba ne se limite pas « au prêt à intérêt mais à toute prestation de sommes d’argent ou de choses fongibles dues par une personne à un autre engendrant un profit réalisé par l’une des parties sans contrepartie ». L’intérêt consiste, en effet, à recevoir une rémunération du seul fait que l’on a mis à la disposition d’un tiers une certaine somme d’argent : on est rémunéré en l’absence de tout travail productif, sans contrepartie.

Principe n°2 (-) : pas de “gharar” ni de “maysir” (incertitude, spéculation)

Le maisir et le qimar correspondent à la notion de jeu. Le concept de maisir va au-delà des jeux de casino auxquels on peut penser spontanément : il recouvre tout enrichissement injustifié moralement d’une partie au détriment d’une autre.

C’est ainsi que sont interdites les pratiques commerciales contenant un élément d’incertitude qui les assimile à un jeu de hasard (qimar) : vente de choses non encore existantes, vente aux enchères, paris, loterie, contrats aléatoires, plus généralement, qui procurent un revenu acquis sans travailler (maisir).

Les notions de gharar et de qimar peuvent d’ailleurs se rejoindre et se compléter : établir un contrat contenant une incertitude trop grande (gharar) est semblable à un jeu de hasard (qimar).

Principe n°3 (-) : pas de “haram” (secteurs illicites)

L’interdiction des activités illicites est semblable à celle que l’on rencontre dans l’ISR (Investissement Socialement Responsable) : elle ressortit directement à des principes religieux et moraux. L’interdiction distingue entre, d’une part, l’activité en soi et, d’autre part, l’objet de l’activité, les interdits étant appelés haram.

La liste des objets prohibés par la religion est particulièrement longue (vente d’animaux morts, de porc, d’alcool, jeux de hasard…) ; ils ne peuvent faire l’objet d’une transaction. Au surplus, certaines activités sont vues comme illicites (la production et la commercialisation des biens impurs, le jeu, la spéculation…).

Enfin, certaines choses considérées comme pures ne peuvent pas, pour autant, être objets d’un contrat : le sol des endroits sacrés…

Principe n°4 (+) : obligation de partage des profits et des pertes

Principe n°5 (+) : principe d’adossement à un actif tangible.

Copyright © Ethicom-Management 2011. Tous droits réservés - Conception SENE MULTIMEDIA Suarl

Top Desktop version